Les actions de la Fondation au niveau national

La Fondation Harmonie Solidarités déploie au niveau national un partenariat avec des acteurs reconnus du monde de l’économie sociale et solidaire afin d’améliorer la condition des personnes en situation de déficit sensoriel (auditif et visuel). Une attention particulière est accordée aux projets favorisant l’insertion professionnelle de ces populations.

Favoriser l’insertion professionnelle des déficients sensoriels

Conclu pour une durée de 5 ans, le partenariat entre la Fondation Harmonie Solidarités et la FÉDÉEH (Fédération Etudiante pour une Dynamique Etudes et Emploi avec un Handicap) vise à faciliter l’insertion des jeunes déficients visuels et auditifs.

La FÉDÉEH soutient le déploiement national d’un réseau social de jeunes handicapés et d’associations étudiantes engagées dans une démarche d’inclusion.

A travers ce partenariat, initié en 2014, la Fondation Harmonie Solidarités participe à l’organisation de plusieurs événements concourant à une meilleure égalité des chances. Il se traduit notamment par deux actions phares :

  • Un colloque bisannuelles Rencontres SENS LAB : il rassemble les acteurs engagés dans l’insertion des jeunes déficients sensoriels au sein de 5 villages thématiques (emploi/formation, aides techniques, accessibilité de demain, loisirs, sensibilisation au handicap sensoriel) et se double d’un handicafé© ;
  • La remise de 16 bourses d’accessibilité à 12 jeunes avec un handicap sensoriel, deux chercheurs et deux établissements d’enseignement supérieur (voir témoignages) ;La Fondation Harmonie Solidarités est également partenaire du Handicafé© spécial déficiences sensorielles de la FÉDÉEH, destiné à optimiser les chances d’emploi des jeunes déficients sensoriels. Elle contribue activement aux actions de sensibilisation susceptibles d’accroître leurs chances de réussite, en particulier par la création de vidéos sur comment « réussir avec un déficit sensoriel », témoignages précieux auprès des jeunes étudiants handicapés et des employeurs.

 

Témoignages de deux étudiants qui ont obtenu une bourse d’accessibilité dans le cadre du partenariat Harmonie – FÉDÉEH

Quentin Masson, étudiant en deuxième année TEMA (Technologies & Management) à NEOMA Business School, atteint d’une déficience visuelle

Quel est votre parcours ?
Après avoir obtenu mon baccalauréat S option SI (Sciences de l’ingénieur), je suis entré à NEOMA Business School, formation TEMA (Technologies & Management) post bac. Actuellement en 2ème année, je suis en stage depuis janvier 2017 au sein d’un éditeur de logiciels pour une durée de 6 mois. A l’issue de ce cursus, j’aimerais
continuer avec un Master Spécialisé pour accroitre mes compétences dans ces domaines. J’ai eu connaissance des bourses d’accessibilité par la référente handicap de NEOMA, sur le campus de Reims.

Que vous apporte cette bourse ?
Grâce à cette bourse, je peux alléger mes dépenses de transports et avoir une plus grande liberté de déplacement. Je peux également m’équiper de matériels adaptés, par exemple un écran de taille supérieur à 21 pouces, pour améliorer mes conditions d’utilisation de l’informatique, tant pour les études que pour la vie personnelle. C’est un vrai plaisir d’être plus autonome au quotidien, sans devoir demander de l’aide à un tiers.

Julia Koenig, étudiante en troisième année à l’Ecole Supérieure d’audiovisuel (ESAV) de Toulouse, atteinte de surdité

Comment se passent vos études ?
Le concours de l’ESAV est difficile et je suis fière de l’avoir réussi. Je suis presque tous les cours du cursus – à l’exception du son –, mais j’ai besoin d’un interprète en langue des signes françaises (LSF). J’ai perçu une somme de l’Etat, via la Mission Handicap de l’école, mais cela n’a pas suffi à couvrir l’ensemble de mes besoins pour l’année scolaire 2016/2017. J’ai eu vent des bourses d’accessibilité par un interprète LSF ainsi que par d’autres personnes sourdes via Facebook.
Que vous apporte cette bourse ?
Cela m’a sauvé ! J’ai pu continuer à avoir recours à des interprètes en LSF, seules personnes vraiment habilitées à traduire avec compétence les cours que je suis. Malgré tout, cela n’est pas suffisant et je vais continuer à rechercher des fonds, des subventions. J’ai d’ailleurs lancé une cagnotte en ligne qui m’a permis de compléter cette somme… en espérant mettre un terme à cette situation discriminatoire.